mardi 28 août 2007

Irak : embuscade en direct

On s'en doutait, la sécurité en Irak est très aléatoire. Pour le constater, visionner ce reportage. Ce document étant en anglais, il est utile d'expliquer les faits à ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakepeare.
Un chauffeur de poids lourds, Preston Wheeler, employé par KBR, une filiale de la multinationale pétrolière américaine Halliburton, a filmé ce qui s'est déroulé lorsque son convoi est tombé dans une embuscade tendue par des insurgés irakiens. Alors que le convoi était escorté par des véhicules de l'armée américaine, les militaires ont été accusés d'avoir quitté les lieux sans porter assistance aux chauffeurs en danger. Durant cet embuscade, trois collègues de Preston Wheeler ont d'ailleurs été tués. L'armée américaine a démenti tout manquement et M. Wheeler, blessé pendant la fusillade, à qui KBR avait demandé de ne pas parler à la presse, a finalement été licencié. Sans commentaire...


jeudi 23 août 2007

Grands travaux : le tunnel de Gibraltar

Dans le but de créer une liaison permanente entre l'Afrique et l'Europe, des études portant sur la faisabilité d'un ouvrage reliant les deux continents furent lancées en 1979 par les rois Juan Carlos d'Espagne et Hassan II du Maroc. En 1995, c'est l'option du tunnel ferroviaire qui fut entérinée. Les études étant terminées, les caractéristiques du tunnel ont été définies : cet ouvrage souterrain devrait mesurer 37,7 km de longueur, dont 27,7 km sous la Méditerranée, à une profondeur maximale de 300m sous le niveau de la mer.
Il sera composé de trois galeries : deux tunnels ferroviaires à voie unique reliés à intervalles réguliers (tous les 340m) à une galerie de service et de secours pressurisée située entre les deux tunnels principaux.
Les trains et navettes pourront y circuler à une vitesse maximale de 120 km/h et le temps de franchissement de gare à gare ne devrait pas dépasser 30 mn.
Les travaux à réaliser sont aussi colossaux que ceux qui ont été nécessaires à la construction du tunnel sous la Manche. Le coût est estimé à 5 milliards d'Euros.
Et si toutes les parties sont d'accord sur la nécessité d'un tel projet, des divergences subsistent quant au paiement de la facture : quelle sera l'implication financière de chacun ? Pour tenter de répondre à cette épineuse question, un débat entre le Maroc, l'Espagne et L'Europe a été initié.

mercredi 22 août 2007

11 septembre : la CIA mise en cause

Une nouvelle fois, la CIA, l'agence de renseignement américaine, a été fermement critiquée pour son manque d'efficacité et de discernement face à la menace grandissante que représentait Al-Qaida pour les Etats-Unis avant les attentats du 11 septembre 2001.

Le résumé d'un rapport datant de 2005, rendu public le 21 août dernier, met en évidence l'insuffisance des moyens humains et financiers consacrés par la CIA dans sa lutte contre l'organisation d'Oussama Ben Laden, ainsi que l'incapacité des agences gouvernementales américaines (CIA, FBI, NSA *) à partager et recouper les renseignements obtenus dans le domaine du contre-terrorisme.

Mais ce rapport va plus loin en accusant nommément la direction de la CIA de fautes stratégiques dans son combat contre Al-Qaida et demande des mesures disciplinaires contre George Tenet, le directeur de l'agence au moment des faits.


* CIA (Central Intelligence Agency), FBI (Federal Bureau of Inverstigation), NSA (National Security Agency).

mardi 21 août 2007

Musique : Andy McKee, l'émotion au bout des doigts

Ce blog a été créé non seulement pour dialoguer sur des sujets d'actualité, mais aussi pour vous faire découvrir et apprécier des coups de cœur.
Ce billet est donc consacré à Andy McKee, jeune guitariste de grand talent.
Né en 1979 au Kansas, Andy McKee se met à la guitare dès l'âge de 13 ans. Après avoir fait ses gammes sur une guitare classique, Andy poursuit son apprentissage de la musique sur une guitare électrique, avant de revenir à un son plus acoustique.
Il se lance dans la composition de ses propres œuvres à l'âge de 20 ans, sort son premier album en 2001 et depuis, il enchaîne les performances sur les scènes du monde entier.
Son style très particulier lui a permis de se faire connaître en dehors du petit monde des amateurs avertis.
Pour illustrer ces propos, voici quelques liens grâce auxquels vous pourrez apprécier la maîtrise technique d'Andy McKee et l'émotion véhiculée par sa musique.
Son site Internet :
http://www.andymckee.com/

Une des vidéos disponibles sur son site : Andy McKee - "For My Father" (2006).

lundi 20 août 2007

Edito : divergences démocrates sur le désengagement en Irak

Comment sortir les Etats-Unis du bourbier irakien ?
Confrontés à une situation de guerre civil et de chaos sécuritaire sur le terrain, les huit candidats à l'investiture du parti démocrate en vue des prochaines élections présidentielles ont débattu ce week-end du retrait des troupes américaines d'Irak.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces discussions ont laissé apparaître de profondes divergences.
D'un côté, ceux qui prônent un retrait immédiat (tels Dennis Kucinich de l'Ohio ou Mike Gravel de l'Alaska), arguant que cela a assez duré et que l'armée américaine est chaque jour prise pour cible dans de sanglants attentats terroristes.
De l'autre, ceux (tels Joseph Biden du Delaware, Hillary Clinton de l'état de New-York ou Barack Obama de l'Illinois) qui considèrent qu'un retrait précipité conduirait à un embrasement général du pays, voire de la région.
Si tous les candidats démocrates sont en faveur d'une rupture avec la politique de l'administration Bush en Irak, les solutions pour la mettre en oeuvre créent des dissensions au sein du même parti. La situation en Irak étant l'une des préoccupations principales des citoyens américains, nul doute que ce sujet pèsera de tout son poids au moment de l'élection. Reste au parti démocrate à mettre un peu d'ordre dans ses rangs.

Retour de la diplomatie française en Irak

Bernard Kouchner, ministre français des étrangères et européennes, s'est rendu dimanche 19 août à Bagdad suite à l'invitation faite en 2006 par le président irakien d'origine Kurde Jalal Talabani.
Cette visite est historique : aucun ministre français n'avait foulé le sol irakien depuis Roland Dumas en 1998.
L'objectif de Bernard Kouchner est "de témoigner de la solidarité, de la compassion et du soutien de la France au peuple irakien dans toutes ses composantes". Le ministre insiste bien sur le fait que la France souhaite participer à l'amorce d'un dialogue constructif entre les différentes factions présentes en Irak, et de "participer au retour de l'espoir".
Les autorités françaises ont démenti un quelconque lien entre la rencontre Bush-Sarkozy du week-end dernier et la visite de M. Kouchner en Irak. Celui-ci ne s'est d'ailleurs entretenu durant son court séjour dans la capitale irakienne avec aucun officiel américain.
Du côté des autorités irakiennes, on ne cache pas sa satisfaction en déclarant que cette visite constitue "une grande victoire pour la diplomatie irakienne".

vendredi 17 août 2007

Les Etats-Unis renforcent leur pression sur l'Iran

Après avoir accordé une augmentation de 25% de leur aide militaire à Israël afin que l'état hébreu puisse se protéger face à la menace que représente notamment l'Iran (suite aux déclarations du président Ahmadinejad), les Etats-Unis souhaitent désormais inscrire les Pasdarans sur la liste noire des organisations terroristes.
Les Pasdarans ont été créés par l'Ayatollah Khomeini peu après la révolution islamique de 1979 et constituent depuis une force puissante au sein de l'appareil d'état iranien. Ils ont été très actifs lors de la guerre Iran-Irak dans les années 80 et disposent de cellules d'entraînement qui oeuvrèrent récemment pour le Hamas au Liban et certaines factions chiites en Irak.
De nombreux hauts dignitaires du régime actuel de Téhéran sont issus des Pasdarans, parmi lesquels figurent Mahmoud Ahmadinejad lui-même, ainsi que les responsables du programme nucléaire iranien.
Le but des Etats-Unis est d'isoler un peu plus l'Iran sur la scène internationale. Mais selon des experts du Moyen-Orient, cela devrait être sans grande conséquense sur la politique internationale de Téhéran, ni sur les ambitions nucléaires du régime.

jeudi 16 août 2007

Automobiles chinoises : aux portes de l'Europe, mais...

Si vous suivez l'actualité automobile, vous avez certainement entendu parler du très mauvais résultat de la berline chinoise Brillance BS6 aux épreuves des crash-tests réalisés selon les normes Euro-Ncap. Ce véhicule avait obtenu il y a quelques semaines la note peu enviable de 1,5 étoile sur 5. Pour n'évoquer que le test simulant un choc avant, la voiture chinoise avait laissé apparaître de grosses lacunes au niveau de la rigidité de sa structure. Résultat : un habitacle totalement déformé et des conséquences dramatiques pour les hypothétiques passagers. La Brillance BS6 n'avait donc pas obtenu, et c'est heureux, d'homologation pour être commercialisée en Europe.

Quelques semaines plus tard, c'est un autre véhicule venu de l'Empire de Milieu qui fait parler de lui. La Chery Amulet est soumise aux crash-tests par un laboratoire russe. Le verdict est encore une fois sans appel : les essais révèlent de graves insuffisances au niveau de la sécurité.

Pour les constructeurs chinois, ces mauvaises nouvelles n'ont rien de dramatique. Après quelques modifications, ces véhicules seront représentés dans quelques mois, et les dirigeants des marques concernées assurent que l'homologation de leur modèle n'est qu'une question de temps. A suivre...

mardi 14 août 2007

Etats-Unis : démission d'un faucon


Karl Rove, un des plus proches conseillers du Président des Etats-Unis, a annoncé hier sa démission.
M. Rove a été pendant 14 ans au côté de George Bush, et celui-ci lui doit ses multiples victoires électorales, depuis son poste de gouverneur du Texas jusqu'à ces deux mandats successifs à la Maison Blanche.
Officiellement, M. Rove quitte l'équipe présidentielle dans le but de consacrer plus de temps à sa famille.
En 2003, Karl Rove avait fait la une de l'actualité américaine suite à l'affaire Valerie Plame, du nom de cet agent de la CIA dont l'identité avait été révélée, mettant Mme Plame et ses proches dans une situation très délicate.
Après enquête, il avait été démontré que Karl Rove était l'une des personnes à l'origine de cette fuite. M. Rove avait semble t'il voulu se venger d'une attaque de Joseph Wilson, ex-ambassadeur américain, contre la politique de désinformation de l'administration Bush sur les intentions de Saddam Hussein d'acheter de l'uranium pour fabriquer une arme nucléaire. M. Wilson se trouve être le mari de Valérie Plame.
Bien que le fait de divulguer le nom d'un agent de la CIA soit un crime fédéral aux Etats-Unis, M. Rove n'a jamais été inquiété par la justice de son pays.
A l'annonce de sa démission, des voix à Washington interprète ce départ comme l'amorce de la fin de l'administration Bush.

lundi 13 août 2007

Espace : Endeavour inspectée sous toutes les coutures

Lors de son lancement la semaine dernière à l'occasion de la mission STS-118, la navette spatiale Endeavour, en route vers la Station Spatiale Internationale (ISS) a été frappée par des débris issus des réservoirs de carburant externes. Ces morceaux de mousse isolante ont atteint l'orbiteur à trois reprises.
La NASA, depuis la désintégration dans l'atmosphère de Columbia en 2003, a instauré des procédures de contrôle du bouclier thermique de la navette. Ce bouclier, situé sous l'orbiteur, est constitué d'un ensemble de tuiles qui permet à l'engin spatial de résister aux très hautes températures causées par la rentrée dans l'atmosphère, lors d'un retour sur Terre.
Le premier contrôle du bouclier thermique est effectué lorsque la navette a été placée sur orbite. Grâce à une caméra positionnée à l'extrémité d'un bras télescopique, l'équipage et les techniciens au sol sont en mesure de vérifier l'état de la coque.
Un second contrôle, plus spectaculaire, est ensuite programmé lors de la rencontre de la navette avec l'ISS. Le pilote de l'orbiteur effectue une manoeuvre de retournement permettant ainsi à l'équipage de l'ISS de contrôler l'intégrité du bouclier thermique.

dimanche 12 août 2007

Edito : Sarko l'américain

Cela n'a pas pu vous échapper en ce week-end estival : le Président Sarkozy et son homologue américain, discutant et pique-niquant dans une bonne humeur qui, avouons le, fait plaisir à voir.
Il est désormais clair que M. Sarkozy souhaite que les relations entre la France et les Etats-Unis redeviennent telles qu'elles l'étaient avant le tragique épisode de la guerre en Irak.
Et pour y parvenir, le Président français sort le grand jeu : à l'origine, cette rencontre du week-end était une invitation de Laura Bush, première dame à Cécilia Sarkozy. Au final, pas de Cécilia (empêchée par une vilaine angine), mais un Nicolas charmeur qui sait toucher le coeur des américains en déclarant que les Etat-Unis demeurent "le pays de la liberté".
Cette opération marketing a apparemment fonctionné : les citoyens américains, au lendemain de cette rencontre, ont réagit très favorablement à cette visite d'un président français en vacances à la famille Bush au grand complet.
Mais comment cette volonté de normalisation des relations entre nos deux pays a t'elle été vécue depuis l'Hexagone ?
Beaucoup de français ont eu et ont encore de grandes difficultés à admettre ce que les autorités américaines ont dit de la France à l'occasion de son refus de participer à la guerre en Irak.
Les deux gouvernements sont sur ce sujet toujours en désaccord.
Il ne faudrait pas que l'initiative du nouveau Président français soit mal comprise. Il n'est question que de rapprochement entre deux nations "amies depuis 250 ans", et nullement de pardon. Car comme le disait Voltaire : "Qui pardonne au crime en devient complice"...

vendredi 10 août 2007

Afghanistan : un échec de la politique américaine ?

Suite à la victoire en Afghanistan de la coalition menée par l'armée américaine en 2001 contre les Talibans et à l'instauration du gouvernement dirigée par Hamid Karzaï, les Etats-Unis ont été encouragés par cet apparent succès à poursuivre ailleurs leur "guerre contre la terreur".
Enlisés dans le bourbier irakien, les américains se plaisaient à croire que leur campagne en Afghanistan avait été couronnée de succès.
Mais depuis quelques mois, assassinats, enlèvements, et autres attaques des Talibans contre le pouvoir en place, les forces occidentales et les ONG présentes sur le sol afghan ont mis à mal bien des certitudes quant à la stabilité du pays.
A tel point que certains aux Etats-Unis n'hésitent pas à parler d'échec quand ils évoquent la politique de l'administration Bush en Afghanistan.
Puis, reste le problème constitué par la zone tribale à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. C'est dans cette région montagneuse que les Etats-Unis pensent que les hauts responsables d'Al-Qaida se sont réfugiés après la chute du pouvoir taliban. Malgré de multiples tentatives pour éradiquer le groupe terroriste (allant même jusqu'à bombarder le territoire pakistanais), les islamistes gagnent du terrain et Ben Laden court toujours.

A voir dans la rubrique vidéo : Rencontre avec des Talibans.

jeudi 9 août 2007

Etats-Unis : les maladresses d'un candidat à l'investiture

Depuis quelques semaines, Barack Obama, l'un des candidats à l'investiture du parti démocrate en vue des élections présidentielles américaines de 2008, multiplie les déclarations maladroites.
En conséquence, il devient la cible non seulement du parti républicain, mais aussi des autres candidats à l'investiture de son propre parti, Hillary Clinton en tête.
Ambiance :
Fin juillet, afin de démontrer sa volonté de rupture face à la politique de l'administration Bush, M. Obama déclare ne pas être opposé à rencontrer dés la première année de son mandat les dirigeants de pays comme l'Iran, la Corée du Nord, Cuba ou le Venezuela. Levée de bouclier immédiate de Mme Clinton qui parle d'une attitude "naïve" et "irresponsable" à l'égard de ces pays.
Un peu plus tard, interrogé sur la situation au Moyen-Orient, il propose de retirer les troupes américaines d'Irak, et de se focaliser sur l'Afghanistan et la capture de Ben Laden. A ce sujet, il déclare qu'il faut que le Pakistan soit plus efficace dans la lutte contre Al-Qaida et qu'il est près à autoriser une intervention militaire américaine au Pakistan si le gouvernement de Pervez Musharraf est jugé trop laxiste.
Il ne se soucie donc nullement de la souveraineté du territoire pakistanais, ce qui provoque une protestation officielle du ministre des affaires étrangères d'Islamabad et une intervention de la Maison Blanche est nécessaire pour calmer la situation.
On le voit, la politique internationale de l'après Bush joue un rôle essentielle dans la bataille électorale qui se prépare outre-Atlantique. A suivre...

mercredi 8 août 2007

France : vers un déficit record du commerce extérieur

Mauvaise nouvelle pour notre pays : notre déficit commercial s'élève à 15,3 milliards d'Euros pour le premier semestre 2007. C'est un résultat encore plus mauvais que celui de l'année dernière (14 milliards d'Euros au premier semestre 2006). Rappelons que 2006 a été une année catastrophique pour le déficit commercial français avec 29,2 milliards d'Euros.
Allons-nous battre ce triste record ?
Que se passe-t-il en France alors que l'Allemagne réalise des excédents commerciaux ?
La France ne représente plus que 4% du commerce mondial (-0,5% en cinq ans) alors que l'Allemagne a vu sa part progresser dans le même temps de 0,8% pour atteindre 8,9%.
Pour essayer d'enrayer l'hémorragie, Hervé Novelli, le secrétaire d'État aux Entreprises et au Commerce extérieur, souhaite analyser comparativement les performances commerciales de la France et de l'Allemagne. Il déclare : « L'Allemagne doit donc nous servir de modèle et nous devons comprendre pourquoi elle réussit mieux que nous ».

Corée : un sommet pour la paix et la coopération

Du 28 au 30 août prochains se tiendra à Pyongyang (Corée du Nord) le deuxième sommet en vue d'un rapprochement entre les deux Corée.
Il y a sept ans, la première édition avait permis de désamorcer une situation très tendue et d'engager une coopération inédite entre les deux pays.
Devant faire face à de graves problèmes énergétiques, le régime communiste du nord a accepté de signer en février 2007 un accord concernant ses installations nucléaires et a procédé en juillet à la fermeture de son site nucléaire principal, le complexe atomique de Yongbyon, au nord de la capitale nord-coréenne.
Dénucléarisation contre pétrole, tel est le principe de cet accord du 13 février 2007 signé à Pékin entre Pyongyang et la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.
Pour plus d'informations sur la Corée du Nord, cliquez ici pour visionner un reportage de France 2 relatant les impressions et la vie d'un enseignant français à Pyonyang.

mardi 7 août 2007

Manaudou : trop de pression dans et autour des bassins ?

La nouvelle a fait l'effet du bombe dans le petit monde de la natation : Laure Manaudou licenciée par son club turinois qu'elle avait intégré au mois de mai dernier pour se rapprocher de son compagnon Luca Marin...

Les raisons de cette séparation sont confuses : pour les dirigeants du club italien, l'exclusion de la championne française est la conséquence de son comportement lors de l'Open de Paris le week-end dernier. On lui reproche en effet son refus de participer aux séances d'entraînement et de s'aligner au départ des relais.

Les proches de la nageuse évoquent une situation difficile à supporter pour Laure Manaudou. D'après son avocat, celle-ci aurait été "abusée" lors de la signature d'un contrat relatif au droit à l'image.

Quoi qu'il en soit, Laure Manaudou fait la une des journaux depuis quelques mois : sa séparation de son entraîneur fétiche, Philippe Lucas, sa décision de quitter son club du Canet-en-Roussillon, la pression imposée par la Fédération Française pour les Jeux Olympiques de 2008, etc...

Même si on dit d'elle qu'elle possède un caractère "très entier", cette pression permanente qu'elle doit subir depuis qu'elle évolue au plus haut niveau, n'est-elle pas trop usante pour une jeune femme d'à peine 20 ans ?

Tout le monde s'accorde à dire que désormais, dépourvue de structure d'entraînement, Laure Manaudou doit rapidement réagir pour ne pas se laisser dépasser par ses concurrentes, mais, à mots couverts, certains craignent que la nageuse envoie tout promener, y compris sa carrière...

lundi 6 août 2007

Irak : les terroristes armés par les contribuables américains ?

Une nouvelle parue dans le Washington Post du lundi 6 août :
Selon un rapport fédéral du GAO (Gouvernment accountability office), les Etats-Unis ont perdu la trace de 190 000 fusils d'assaut et pistolets fournis aux forces de sécurité irakiennes entre 2004 et 2005. Ces armes pourraient, selon le Post, être détenues par les opposants au régime pro-américain en place à Bagdad, et utilisées pour des actes de terrorisme.

Dans le même rapport, il apparaît que 30% des armes fournies aux forces irakiennes entre 2004 et 2007 ont disparu dans la nature, sans qu'aucune procédure de traçabilité n'ait été mise en place.

De là à écrire que les contribuables américains financent indirectement les terroristes en Irak, il n'y a qu'un pas, que le Washington Post n'hésite pas à franchir...

La désalinisation de l'eau de mer

Le projet d'accord de coopération nucléaire entre la France et la Libye (voir le post "le dessous des cartes (suite) : qui croire ?") comporte deux volets, civil et militaire. Le volet civil concernerait la désalinisation de l'eau de mer, bien que le fait d'utiliser un réacteur nucléaire dans ce but est sujet à controverse...
En marge de toute polémique, rappelons que la Libye est un pays au climat désertique, les ressources en eau sont particulièrement limitées, et il serait intéressant de recourir à cette technologie pour produire de l'eau douce.
Pour vous éclairer sur ce qu'est exactement la désalinisation de l'eau de mer, vous trouverez en cliquant ici un reportage concernant le cas d'une région très aride de l'Espagne.

vendredi 3 août 2007

Une opposition... dirigée

Suite de la polémique sur les contreparties supposées accordées à la Libye consécutivement à la libération des infirmières et des médecins bulgares :
L'opposition française, M. Hollande en tête, ne manque pas de charger le gouvernement français et demande une commission d'enquête parlementaire pour tirer tout cela au clair.
Je dis bravo ! L'opposition est faite pour cela...
Ce qui me gène un peu en revanche, c'est que M. Hollande mette personnellement en cause Bernard Kouchner, le ministre des Affaires Étrangères, en dénonçant le "flou" de son discours dans cette affaire.
Il est vrai que le patron du Quai d'Orsai souffle quelque peu le chaud et le froid. Tantôt il dément catégoriquement toute négociation avec la Libye, puis il évoque "d'éventuelles négociations commerciales en cours depuis plusieurs années ou à venir" avec le gouvernement du colonel Kadhafi.
Mais, malgré tout, M. Hollande, cela ne serait-il pas une petite vengeance à l'encontre d'un ancien membre du parti socialiste qui a décidé de participer à un gouvernement de droite ???

jeudi 2 août 2007

Le dessous des cartes (suite) : qui croire ?

On le sait, la polémique est un sport national dans notre si beau pays.
Le sujet de cette semaine : les éventuelles contreparties accordées au régime libyen pour la libération la semaine dernière des soignants bulgares retenus captifs.
Il faut dire que ces dernières 48 heures, les déclarations de toutes sortes sont allées bon train.
Rappelons tout d'abord qu'un mémorandum sur un projet d'accord de coopération nucléaire dans les domaines civil et militaire a été signé entre la France et la Libye le 25 juillet dernier, au lendemain de la libération des prisonniers bulgares.
Ceci, comme je l'avais écrit, est déjà fort troublant.
Voilà maintenant qu'on apprend de la bouche même de hauts responsables libyens la signature d'un contrat de fourniture d'armement d'un montant de plus de 160 millions d'Euros, portant sur la livraison d'armes antichar par une filiale d'EADS.
Saïf el-Islam Kadhafi, le fils du dirigeant libyen, a déclaré dans une interview accordé au journal français "Le monde" qu'il s'agissait du première accord de founiture d'armes signé entre la Libye et un pays occidental depuis la fin de l'embargo en 2004.
Autant dire que ce genre de chose ne se passe pas tous les jours...
D'après l'Elysée et le Quai d'Orsay, cela n'a aucun rapport avec la libération des bulgares, mais cet accord serait le fruit d'un long travail de négociation entre les deux pays débuté bien avant cette affaire.
Encore une fois, je trouve cela troublant...
Avouez que, même sans être suspicieux outre mesure, il y a de quoi se poser des questions !

A suivre...

mercredi 1 août 2007

Syriana : de la main mise des Etats-Unis sur le Moyen-Orient


En complément du post intitulé "A tous les râteliés ?", je vous propose un excellent film sorti en 2005, "Syriana" de Stephen Gaghan.
Vous y verrez comment les Etats-Unis font la pluie et le beau temps au Moyen-Orient afin d'assurer leur approvisionnement en pétrole.

La réalité ne doit pas être très loin de la fiction...

Vous pouvez visionner la bande-annonce de ce film ci-dessous.