En 1999, le navire Erika, affrété par la société pétrolière française Total, se brisait en deux dans la tempête au large des côtes bretonnes et causait une très importante marée noire en déversant en mer sa cargaison de 20.000 tonnes de fuel lourd.
Huit ans après les faits, le jugement dans le procès de cette catastrophe sera rendu aujourd'hui par le tribunal correctionnel de Paris.
Les peines requises le 4 juin dernier sont les suivantes :
- 375.000 € d'amende à l'encontre de Total SA, 375.000 € d'amende pour Total Transports et une amende dont le montant reste à définir pour Total Petroleum Services,
- 375.000 € d'amende pour la société italienne de classification des navires RINA,
- 75 000 € d'amende et un an de prison avec sursis pour l'armateur et le gestionnaire du navire,
- 10.000 € d'amende pour le capitaine indien Karun Mathur, qui ne s'est jamais présenté aux audiences.
Ces réquisitions paraissent dérisoires lorsqu'on considère les dommages causés par le naufrage, mais ce sont les peines maximales prévues par la loi relative aux pollutions maritimes.
Mais ce que l'on attend de ce jugement, c'est que le tribunal pourrait faire jurisprudence en condamnant Total à verser un montant sans précédent au titre des dommages et intérêts pour "préjudice écologique". Les parties civiles réclament en effet un milliard d'Euros et à lui seul, l'état français estime sa facture à 150 millions d'Euros.
Du gros temps en perspective pour Total !


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